Les prairies et le troisième été sec d’affilé

Certaines prairies ou parties de prairie sont fortement envahies par les adventices. Jusqu’ici, les conditions météorologiques n’ont pas permis d’effectuer un désherbage. Mais qu’en est-il aujourd’hui?

Les prairies et le troisième été sec d’affilé
L’automne 2019 et les premiers mois de 2020 ont largement comblé le déficit en pluie. À tel point qu’en de nombreux endroits, l’eau restait en surface ! Après deux années de sécheresse, nous ne pouvions que nous en réjouir. Mi-mars, le temps a changé. À nouveau, comme au printemps 2018 et 2019, nous avons dû faire face à la sécheresse. Quelles en sont les conséquences ?

Sec et maigre
Le printemps 2020 est non seulement sec, mais aussi ensoleillé et maigre, avec des nuits souvent fraîches. Ce ne sont pas les meilleures conditions pour une croissance saine. Et pourtant, la première coupe a déjà eu lieu. Fin mars, un producteur laitier de Groningue, aux Pays-Bas, a déclaré qu’il n’avait encore jamais fauché aussi tôt. Sans doute est-ce dû à un hiver relativement chaud. La sécheresse persistante aura certainement un effet négatif sur le rendement du fourrage brut cette année.

De grandes différences et une double concurrence
Un bon enracinement est la meilleure base pour un bon rendement. Si les herbes sont capables de chercher et trouver de l’eau dans les couches plus profondes, elles sont plus résistantes aux conditions de sécheresse. La concurrence entre les bonnes herbes et les adventices courantes tels que le chardon des champs, la capselle bourse à pasteur, le rumex à feuilles obtuses et le pissenlit joue aussi un rôle important. En effet, ces adventices ont un système racinaire bien développé et sont donc capables de trouver de l’eau dans les couches plus profondes. Dans ces conditions, la concurrence porte à la fois sur l’espace libre et sur la quantité d’eau et de nutriments disponibles. Or, il apparaît clairement qu’une terre occupée par de bonnes herbes de qualité résiste en moyenne mieux à la sécheresse qu’une parcelle envahie par un grand nombre d’herbes indésirables.

Le désherbage en été, est-ce bien sensé ?
Certainement ! Un désherbage après la première et la deuxième coupe peut aussi être utile. Ce printemps, en de nombreux endroits, il n’a pas été possible d’effectuer un désherbage, surtout à cause des vents et de la pauvreté des sols. Pendant les mois d’été, l’humidité de l’air est souvent élevée et la température agréable. Cette période est donc propice à la croissance. Et la bonne nouvelle, c’est que le produit Cirran® fonctionne aussi très bien en été.