Un bon fourrage, un gage d’efficacité

Le rendement fourrager varie fortement. Assurez une bonne distribution des rations d’hiver et prenez des mesures à temps si vous pressentez une pénurie.

Un bon fourrage, un gage d’efficacité
Nous avons à nouveau connu une année sèche et chaude. Il semble que ce soit une tendance récurrente. Les longues périodes de sécheresse et de chaleur extrême, en particulier en août et en septembre, ont eu un impact considérable sur le rendement fourrager. Le maïs a également souffert de la sécheresse et de la chaleur à plusieurs reprises pendant la saison de croissance. Le rendement varie souvent beaucoup : en fonction du type de sol, mais aussi des précipitations locales, notamment.

Le bilan
Maintenant que la saison des fauches et des récoltes est terminée, c’est l’heure du bilan. Les rendements sont-ils bons ou mauvais ? Et qu’en est-il de la qualité du fourrage ? Comme on dit : gouverner, c’est prévoir. Il faut commencer par mesurer et estimer correctement les stocks de fourrage. Il importe, en outre, de prélever des échantillons de lots plus importants et de les examiner pour en vérifier la conservation, les minéraux et la qualité. La conservation est un élément important pour la planification de la saison hivernale jusqu’au 1er juin environ.

Si vous pressentez une pénurie de fourrage, il est essentiel de prendre des mesures en temps utile. Parmi les possibilités : l’achat de fourrage. Mais tenez compte d’une perte de qualité. Soyez également attentif à la disponibilité des sous-produits bon marché. Pensez aux drêches de , aux pommes de terre, aux betteraves fourragères et aux autres sous-produits.

Un stock accru de fourrage: tout bénéfice
Vous y gagnez à disposer d’une plus grande quantité de fourrage issu de votre propre production. D’où l’importance d’optimiser la culture de l’herbe et du maïs. Et cela commence toujours par une structure correcte du sol, où la plante peut solidement s’enraciner. Mais la fertilisation et la lutte contre les adventices sont également essentielles. Le désherbage dans les prairies fait l’objet d’une attention accrue depuis quelques années. Il suffit de regarder autour de soi pour le comprendre. Les parcelles de prairie où prolifèrent la capselle bourse-à-pasteur, le pissenlit, le chardon des champs et le rumex à feuilles obtuses sont de plus en plus nombreuses. Ces adventices résistent à des conditions sèches et se répandent rapidement par la suite.

Plus de fourrage en 2021
Si vous souhaitez accroître la quantité de fourrage issu de votre propre production au cours de la saison à venir, préparez-vous correctement. Veillez, par exemple, à ce que le drainage soit en ordre dès maintenant. Établissez aussi vos plans à temps pour le printemps prochain. Le désherbage n’est généralement pas possible entre la fin de l’automne (à partir de novembre) et le début du printemps (fin février). Les températures sont, en effet, trop basses pour que l’action soit efficace (faible croissance et, dès lors, faible absorption) et le sol est trop humide (capacité). Mais après cela, un désherbage à l’aide d’un mélange à base de Cirran est à nouveau tout à fait envisageable.