Les prairies avec un taux de VEM plus élevé comptent double

Plus de VEM offre un double avantage : une meilleur ingestion grâce à une appétence améliorée et une meilleure digestibilité. À la clé ? Un kilo de lait en plus par vache et par jour.

Les prairies avec un taux de VEM plus élevé comptent double
Une bonne gestion des prairies améliore la composition des fourrages grossiers, soit une valeur en VEM plus élevée. Cette valeur VEM plus élevée se traduit par des rations plus savoureuses, ce qui stimule encore la capacité d’ingestion d’une vache. Troisième avantage d’un taux de VEM plus élevé : une meilleure digestion, gage d’une ingestion encore améliorée. La différence peut être considérable : jusqu’à 500 VEM par vache et par jour, soit environ 1 kg de lait par jour en termes de rendement supplémentaire.

 Un meilleur fourrage grossier pour un rendement plus élevé
Une plus grande quantité de fourrage grossier de bonne qualité provenant de sa propre exploitation améliore donc immédiatement le rendement. Sur base de l’exemple ci-dessus, cela peut facilement représenter 125 € par vache et par an en termes de production laitière supplémentaire. Un fourrage grossier de meilleure qualité issu de sa propre exploitation présente un autre avantage : il faut acheter moins d’aliments concentrés. Une meilleure utilisation du fourrage grossier implique, en outre, une ration en aliments concentrés plus équilibrée. Ce principe s’inscrit parfaitement dans le cadre d’une plus grande autonomie fourragère.

 Les adventices et les prairies : d’éternelles concurrentes
Les adventices et les prairies sont indissociablement liées. Aucune parcelle de prairie n’échappe aux adventices telles que le pissenlit, la renoncule, la capselle, le rumex, la renouée, le plantain et autres. Certaines adventices poussent principalement dans des zones où la structure du sol est mauvaise. D’où la présence courante de la renouée à proximité de la chaussée. Pour freiner le développement des adventices, il convient donc de créer de bonnes conditions de croissance pour l’herbe. La structure du sol et le drainage sont essentiels à cet égard. Il importe, en outre, que l’amendement soit correct et adapté aux besoins des plantes. Tout aussi important : il faut contenir les adventices.

 Contrôle des adventices après la première coupe
En dépit d’un printemps 2021 froid et variable, nous avons connu plusieurs périodes propices au désherbage. Mars et avril ont néanmoins été marqués par de longues périodes où il faisait trop froid et trop sec pour permettre un contrôle efficace des adventices. Si un désherbage manqué est regrettable, il n’est pas insurmontable. Il peut encore intervenir après la première coupe, à la fin du mois d’avril ou en mai : les conditions sont souvent favorables à la croissance et donc idéales pour un désherbage efficace. Divers produits largement approuvés peuvent être utilisés, notamment Cirran.