Lutter contre le séneçon jacobée dans les prairies

L’utilisation de mélanges de fleurs favorise la croissance de diverses espèces de fleurs dans les accotements, notamment celle du séneçon jacobée. Cette adventice toxique pour le bétail se retrouve, dès lors, de plus en plus souvent dans les prairies. Que faire?

Lutter contre le séneçon jacobée dans les prairies

En cet été 2021, on tire la sonnette d’alarme tous azimuts. Le séneçon jacobée menace de plus en plus de poser problème. Quand on ne travaille pas dans le secteur, on trouve cette plante à fleurs jaunes, qui pousse partout dans les accotements, magnifique. Mais les vaches (ainsi que les chevaux et les porcs) qui l’ingèrent peuvent tomber gravement malades, voire mourir.

 

Le séneçon jacobée : très courant sur le bord des routes

En été, un large éventail de plantes fleurissent en abondance dans les accotements grâce aux mélanges de fleurs. C’est très joli ! Par ailleurs, les accotements font de plus en plus l’objet d’une gestion écologique. Il faut donc moins les tondre, ce qui s’avère bénéfique pour les oiseaux et les insectes. Rien à redire ! On remarque particulièrement les nombreuses plantes à fleurs jaunes : renoncules, pissenlits, mais aussi colza, navette, tanaisie commune et séneçon jacobée. Cette dernière adventice pose de plus en plus de problèmes aux éleveurs de bétail (laitier). Elle gagne de plus en plus les pâturages.

 

Le séneçon jacobée : une source de graves problèmes

Les producteurs laitiers signalent des problèmes de séneçon jacobée dans de nombreuses régions de Belgique. Le bétail laisse généralement les adventices dans le pré, car elles ne sont pas très appétissantes. Mais après l’ensilage ou le fauchage, ce goût particulier disparaît et les adventices entrent dans l’alimentation du bétail. Leur consommation peut alors provoquer des problèmes de santé : insuffisance hépatique (la substance toxique s’accumule dans le foie et n’est pas décomposée), symptômes d’un coup de soleil, problèmes d’équilibre ou encore symptômes de dépression. On observe souvent un amaigrissement et une perte de production.

 

Appels au gouvernement

Le Département de l’Agriculture met en garde les exploitations agricoles contre les dangers des plantes toxiques. Il est clair que les problèmes doivent faire l’objet d’une approche commune, car les graines d’adventices ne s’arrêtent pas aux limites des parcelles.

En tant que producteur laitier, vous n’êtes pas impuissant. Surveillez la présence du séneçon jacobée dans les accotements et les champs (qui vous appartiennent) et empêchez la dissémination de la plante. Veillez aussi à ce que les champs restent exempts d’adventices en effectuant régulièrement un désherbage. La fréquence de ce désherbage dépend de la pression des adventices et de l’état des champs. Il peut donc s’effectuer tous les ans, tous les deux ans ou tous les six mois. Renseignez-vous toujours auprès de votre fournisseur de produits phytosanitaires. Associez Cirran à un autre produit pour lutter contre le séneçon jacobée et une foule d’autres adventices.