La récolte du fourrage, c’est toute l’année

Le maïs et l’herbe constituent la base du fourrage dans de nombreuses exploitations. Découvrez comment augmenter le rendement de l’herbe et du maïs.

Octobre, souvent un bon mois pour la récolte de maïs et d’herbe
Le mois d’août est depuis toujours appelé le mois de la récolte. Or il ne l’est que dans une certaine mesure. On récolte beaucoup plus en septembre et en octobre qu’en août. Il en va de même pour les producteurs laitiers. Le maïs est récolté en septembre et en octobre. Et quand l’automne est clément, la dernière coupe s’avère très rentable.

 Plus d’herbe à l’ensilage
Le millésime 2021 restera dans les annales comme une année où la croissance a démarré lentement en raison d’un printemps froid. Mais la croissance est ensuite accélérée à la faveur de températures estivales agréables (pas de vagues de chaleur extrême) et de précipitations suffisantes dans l’ensemble. On retiendra les grandes différences à l’échelle nationale. Les inondations qui ont touché certaines régions du pays resteront longtemps dans les mémoires. On peut néanmoins dire que les producteurs laitiers sont parvenus à récolter suffisamment d’herbage (et parfois plus que suffisamment). C’est bien sûr une bonne nouvelle. En effet, quand les agriculteurs récoltent davantage de fourrage issu de leur exploitation (à condition qu’il soit de bonne qualité), ils peuvent faire des économies sur l’achat de fourrage  coûteux.

Et du côté du maïs ?
On dresse plus ou moins le même constat en ce qui concerne le maïs. Le début 2021 difficile a été suivi d’une croissance souvent spectaculaire. Les plantes sont, en outre, restées vertes longtemps, ce qui a bien sûr eu des conséquences sur la récolte, plus tardive que ce à quoi nous étions habitués ces dernières années. Qui plus est, les jours raccourcissent rapidement en septembre et octobre : la maturation est donc plus lente. La qualité du produit final dépend fortement du moment choisi pour la récolte, mais il ne faut évidemment pas attendre indéfiniment.

 L’état des prairies en octobre
À l’heure actuelle, il arrive qu’on fauche les prairies cinq ou six fois, ce qui peut rapporter jusqu’à 15 tonnes de fourrage grossier par hectare. Les conditions météorologiques sont cruciales pour atteindre ces rendements élevés. Un printemps froid peut réduire le rendement, mais ces pertes peuvent être partiellement compensées par un bel été marqué par des pluies suffisantes, un bon ensoleillement et des températures pas trop extrêmes. En d’autres termes : une météo propice à la croissance. Un automne précoce ou un été indien peuvent également faire la différence. Autant de facteurs sur lesquels l’homme n’a aucune prise.

En revanche, il peut influencer l’état de la prairie. Le drainage est-il efficace ? Le champ n’est-il pas inutilement encombré de machines (ou de bétail en pâture) ? Et quelle est la proportion des herbes à haut rendement par rapport aux herbes à faible rendement et aux adventices ? 

En octobre, sillonnez vos parcelles
En octobre, à la fin de la période de croissance, vous pouvez vous faire une bonne idée de l’état des prairies. Vous constaterez peut-être des zones humides ou des zones où la croissance de l’herbe est clairement en déclin. Vous aurez aussi une bonne idée de la prolifération des adventices. Le cas échéant, pensez au désherbage, surtout en cas de températures relativement élevées. Pour ce faire, utilisez Cirran en combinaison avec un autre produit. Demandez toujours conseil à votre conseiller en produits phytosanitaires.