Attention aux prairies pendant les mois d’hiver

Pendant les mois d’hiver, l’herbe ne pousse plus. Mais les producteurs laitiers n’en prêtent pas moins attention à leurs parcelles pour autant. Lisez ce que vous pouvez faire en hiver.

Le fourrage grossier issu de l’exploitation propre : encore plus important
La production de lait est bien sûr la principale source de revenus du producteur laitier. Les vaches sont plus rentables quand elles sont en bonne santé et qu’elles reçoivent une alimentation équilibrée et de qualité. Bref, le bien-être des animaux est peut-être le facteur le plus important d’un bon résultat d’exploitation. Autre élément essentiel : l’attention portée à la récolte de fourrage grossier. En effet, si vous avez davantage de fourrage grossier de bonne qualité provenant de votre exploitation, vous améliorerez votre résultat d’exploitation.

Les prairies en hiver
En raison de températures moyennes plus élevées, la fauche s’est poursuivie jusqu’à la mi-novembre ces dernières années. Ces dernières herbes sont presque toujours amenées directement à l’étable. La prairie passe ensuite en dormance pour quelques mois. Cette période se caractérise par une pousse et une activité faible, voire nulle. Il s’agit néanmoins d’une période importante. Plus les parcelles de prairie passent l’hiver avec vitalité, plus le rendement sera bon l’année suivante.

Mesures hivernales
Avec les températures plus élevées, l’herbe pousse plus longtemps. Évitez que les herbes soient trop longues à l’entame de l’hiver, car les maladies cryptogamiques tels que l’oïdium, la rouille et le Fusarium provoquent alors une perte plus importante. Les souris peuvent aussi s’y cacher plus facilement.

La mesure la plus importante de toutes consiste peut-être en un bon drainage. Les parcelles humides se détériorent rapidement. Résultat : des zones dénudées où les adventices mono et dicotylédones prolifèrent. Vérifiez donc le bon fonctionnement des drains, si nécessaire, prenez des mesures supplémentaires pour évacuer au mieux l’eau excédentaire.

Veillez également à la lutte contre les taupes. Elle nécessite une attention constante. Les taupes causent des dommages directs et indirects. Elles endommagent le gazon, et les taupinières contaminent l’ensilage au printemps suivant. Qui plus est, les adventices poussent facilement dans les zones dégarnies.

Et le désherbage ?
Il requiert aussi une attention constante. Pas sous une forme active, car la lutte contre les adventices en hiver n’est pas efficace. Mais sous la forme d’un suivi. Localisez les adventices qui posent problème dans vos parcelles. Et gardez un œil dessus. Profitez aussi des mois d’hiver pour déterminer les parcelles qui nécessiteront un désherbage au printemps. N’oubliez pas que l’ouvrier agricole ou votre conseiller a souvent plus de temps pendant les mois d’hiver : demandez-lui de parcourir l’exploitation avec vous. De quoi vous préparer au mieux à la nouvelle saison, lorsque vos parcelles de prairie vous garantiront à nouveau des revenus appréciables.